🌎Bonnes vacances à toutes et tous ! On se retrouve en septembre avec plein de trucs à (se) raconter !💙

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Haïku #9

Noire est l’étoile

Ce chemin, ce chemin, ce…

Qu’est-ce, une illusion ?

 

©Marguerite Rothe 2019

Pudeur

« Au moment où elle fait son entrée dans l’histoire que nous racontons, c’était une vieille vertu, une prude incombustible, un des nez les plus pointus et un des esprits les plus obtus qu’on pût voir. Détail caractéristique : en dehors de la famille étroite, personne n’avait jamais su son petit nom. On l’appelait mademoiselle Gillenormand l’aînée.

En fait de cant, mademoiselle Gillenormand l’aînée eût rendu des points à une miss. C’était la pudeur poussée au noir. Elle avait un souvenir affreux dans sa vie ; un jour, un homme avait vu sa jarretière.

L’âge n’avait fait qu’accroître cette pudeur impitoyable. Sa guimpe n’était jamais assez opaque, et ne montait jamais assez haut. Elle multipliait les agrafes et les épingles là où personne ne songeait à regarder. Le propre de la pruderie, c’est de mettre d’autant plus de factionnaires que la forteresse est moins menacée. »

 

frises - bordures 2

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Les Misérables, de Victor Hugo – Fantine – Une tempête sous un crâne (extrait)

« Nous avons déjà regardé dans les profondeurs de cette conscience ; le moment est venu d’y regarder encore. Nous ne le faisons pas sans émotion et sans tremblement. Il n’existe rien de plus terrifiant que cette sorte de contemplation. L’œil de l’esprit ne peut trouver nulle part plus d’éblouissements ni plus de ténèbres que dans l’homme ; il ne peut se fixer sur aucune chose qui soit plus redoutable, plus compliquée, plus mystérieuse et plus infinie. Il y a un spectacle plus grand que la mer, c’est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le ciel, c’est l’intérieur de l’âme.

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Air sign

🌎 En provenance du blog : Haïku out of Africa 🌎 En Français, ça donne à peu près ça : quand je te laisse ~ dans les schémas de mon esprit ~ tu peux voir le vent 🌎 C’est sensible, et doux et léger comme un nuage 🌎

Haiku out of Africa

when I allow you ~ in the patterns of my mind ~ you may see the wind —© Lize Bard @ Haiku out of Africa

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Tree scene (détail), estampe de Hajime Namiki

It was the nightingale, and not the lark…

C’était le rossignol, et non pas l’alouette…

 

Shakespeare (William), (Romeo and Juliet, III, 5, Juliet)

 

Illustration : ©Tree scene 100 B (vue intégrale), de Hajime Namiki

Hajime Namiki est né en 1947 à Tokyo, au Japon. Il a initialement étudié l'art de la sculpture sous Shigeru Ogura. Aujourd'hui, il est mieux connu pour ses gravures sur bois, qu'il a commencé à créer vers la fin des années 1970. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées et publiques, parmi lesquels le musée d'art du comté de Los Angeles, de l'Institut d'art de Chicago, du musée d'art de La Nouvelle-Orléans, et la Maison-Blanche à Washington, DC.

Les Misérables, de Victor Hugo (citation – in 1re partie : Fantine)

« […] c’est une chose assez hideuse que le succès. Sa fausse ressemblance avec le mérite trompe les hommes. Pour la foule, la réussite a presque le même profil que la suprématie. Le succès, ce ménechme du talent, a une dupe, l’histoire. Juvénal et Tacite seuls en bougonnent. De nos jours, une philosophie à peu près officielle est entrée en domesticité chez lui, porte la livrée du succès, et fait le service de son antichambre. Réussissez : théorie.

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